Écoles de commerce

Une association ouvre une business school spécialisée dans l’énergie au Togo et au Ghana

L’association Energy Generation fondée par la Congolaise Astria Fataki ouvre à la rentrée 2019 la Business & Energy School, une école de commerce spécialisée dans l’énergie à Lomé et Accra. Objectif : former 200 jeunes entrepreneurs par an.

Par - à Ghana
Mis à jour le 8 août 2019
Business & Energy School formera à termes 200 personnes par an entre Lomé et Accra. © Nesa by Makers/Unsplash/2019.

Nesa by Makers/Unsplash/2019.

L’association Energy Generation fondée par la Congolaise Astria Fataki ouvre à la rentrée 2019 la Business & Energy School, une école de commerce spécialisée dans l’énergie à Lomé et Accra. Objectif : former 200 jeunes entrepreneurs par an.

« On dit beaucoup à la jeunesse africaine d’entreprendre mais on ne lui donne pas les outils », constate Astria Fataki, Congolaise de 29 ans, fondatrice de l’association Energy Generation qui accompagne les jeunes innovateurs dans la création de leur entreprise. Pour parer aux lacunes des systèmes d’enseignement et de financement publics dans le secteur de l’énergie, la jeune femme accompagne depuis deux ans des cohortes d’une dizaine de jeunes innovateurs pour leur enseigner les rudiments de l’entrepreneuriat, de la gestion d’entreprise ou encore du leadership.

200 apprenants par an

« Dans le secteur, un an d’incubation ou d’accélération de projet c’est long et pourtant je ne trouve pas cela suffisant », explique la diplômée de Sciences Po Paris, consciente que les talents qu’elle accompagne n’ont pas tous eu l’opportunité d’accéder à l’enseignement supérieur.

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Pour passer à la vitesse supérieure, elle a décidé de créer une école de commerce spécialisée dans l’énergie avec l’aide de plusieurs partenaires du secteur comme Engie, EDF, Schneider Electrics ou encore la société d’investissement Village Capital. Objectif pour la Business & Energy School (BE School) : former 200 personnes par an sur deux campus : un anglophone et un francophone.

Deux bachelors et un MBA

Entre et 200 000 et 300 000 euros ont été déboursés pour installer deux campus à Lomé et Accra, équipées des machines nécessaires pour la construction de prototypes. Dans la capitale togolaise, la Business & Energy School profitera des locaux flambants neufs du Djanta Tech Hub situé dans le quartier des Étoiles au coeur de la métropole. À Accra en revanche, l’organisme n’a pas encore arrêté un choix définitif concernant ses locaux.

Pour commencer à garantir la pérennité de son initiative, l’Energy Generation a choisi de rendre ses cursus payants.

Trois formations conçues en partenariat avec l’école de commerce française Ascencia Business School sont proposées au sein de la BE School : deux bachelors en deux ans, l’un préparant à la gestion de l’administration des ventes et de la relation commerciale (Bachelor II), l’autre permettant de devenir responsable opérationnel en gestion d’entreprise (Bachelor III). La troisième est un MBA en management d’une unité opérationnelle. Toutes sont reconnues en France et à l’international.

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Stage en entreprise

S’ils préparent les apprenants à des métiers concrets, ces trois cursus intègrent tous une dimension entrepreneuriale : « Une semaine de cours se décompose ainsi : deux jours en cours théoriques dispensés par des enseignants locaux, deux jours de formation pratique avec des professionnels et un dernier jour en entreprises. Cumulés, ces derniers doivent permettre aux étudiants d’avoir effectué quatre mois de stage professionnel à la fin du parcours », détaille Astria Fataki qui compte développer davantage de partenariats avec des entreprises en demande de stagiaires.

« À termes, nous souhaitons petit à petit nous libérer des subventions pour ne compter que 25 % de boursiers. »

Pour commencer à garantir la pérennité de son initiative, l’Energy Generation a choisi de rendre ses cursus payants. Compter un million de francs CFA par an pour le bachelor II à Lomé, et 9 000 cédis à Accra. Le bachelor III, lui, coûte 1 250 000 francs CFA. Et il faudra débourser 1,5 millions de francs CFA pour suivre le MBA.

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Bourses d’études

« À termes, nous souhaitons petit à petit nous libérer des subventions pour ne compter que 25 % de boursiers », explique la fondatrice. Pour l’heure, cette part sera plus élevée car l’objectif de l’association est d’attirer les meilleurs candidats sans discrimination financière. Les inscriptions en ligne sont ouvertes jusqu’au 31 août pour une rentrée des classes prévue en octobre.